Toujours là où on ne l’attend pas, et pourtant fidèle ; une grande indépendance intellectuelle, et pourtant une envie de partage et de collaboration avec les autres ; un imaginaire très développé, en même temps qu’une grande sensibilité à l’humeur autour de lui.

Jean-Christophe Vève n’en est pas à un paradoxe près, et peut-être est-ce là ce qui pourrait le caractériser : sa capacité à marier les contraires. Jusque dans son métier où il développe (et même multiplie) la marge des entreprises, objectif bien enraciné dans le réel, en observant la nébuleuse et la complexité des processus de l’entreprise. « Think global, act local », ai-je songé en l’écoutant, tant il incarne plus que n’importe qui ce slogan. Globale donc, son approche de l’entreprise, locale, son action au sein de celle-ci. Mais aussi global son goût des voyages à travers le monde, local son objectif et plaisir d’entrer chez l’habitant ; global cet amoureux de la rêverie métaphysique, locale sa généreuse amitié, son empathie immédiate. Un homme de chemins de traverse, qui pense autrement, trouve des voies ailleurs, innove, imagine, invente ; et aussi un homme sur qui on peut compter. Un homme qui n’est jamais là où on l’attend et qui, pourtant, ne se fait pas attendre quand on a besoin de lui.

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Le goût de la liberté : voilà ce qu’on pourrait dire s’il fallait résumer Christophe en une seule expression. Un cabinet d’outplacement, à son départ de la Poste, le lui a confirmé : « vous aimez la liberté, le changement, vous aimez réfléchir ». Ce qui est plusieurs façons de dire la même chose : liberté, liberté de mouvement, mouvement de la pensée.
 
« J’aime le changement, même si c’est risqué; la routine est encore plus risquée pour moi », confie Christophe, enfonçant le clou. Il est donc indépendant et consultant généraliste, depuis sept ans ; si épris de liberté qu’il ne saurait se cantonner à un domaine d’expertise et la matière sur laquelle il exerce ses talents est bien sûr le changement, au travers des projets de transformation. Peut-être même qu’au fond, c’est le changement intérieur qu’il vise. Ce qui affleure quand il dit aimer la profondeur, aimer avoir du temps, quand il dit qu’il lui faut des sujets sur lequel il a du temps, des sujets complexes qui lui donnent l’occasion de se « balader » dans toute l’organisation. Une liberté qui lui fait prendre de la distance avec certains travers du siècle ; il n’apprécie guère l’impudeur des réseaux sociaux et ne cède pas à la frénésie de l’époque. Un solitaire qui aime la compagnie des autres, a dit de lui un fin observateur. Ce que les autres lui rendent bien, car il a de l’humour, de la finesse d’esprit, de la bienveillance à revendre.

 

 

 

Sur son profil LinkedIn, on lit : « Consultant », tout simplement. En français et en arabe. Avançons l’hypothèse qu’en dire plus serait pour Guillaume une entrave à la possibilité de naviguer au gré de ses envies. Ce qu’il a, dit-il, toujours fait. Suivre la pente de ses désirs, pour éviter l’ennui, la répétition, le manque d’intérêt, garder intacte la motivation et la stimulation.
 
Pas de « stratégie » délibérée dans ce comportement qui n’est pas non plus sans exigence. Écouter ses envies ne signifie pas s’en rendre esclave, mais est plutôt une façon de vivre l’existence, avec « philosophie » pourrait-on dire. La philosophie qui, précisément, intéresse Guillaume, sans doute parce que, mieux que d’autres disciplines, elle raconte la complexité du monde qui est la matière même de son métier dans des domaines telles que l’eau, l’énergie, l’environnement. Et comme la complexité n’a pas de limite, alors il est consultant sans la frontière des spécialisations. Consultant sans frontières, qui voyage beaucoup et a toujours voyagé : Europe, Asie, Afrique. Avec un appétit particulier pour le Moyen-Orient où il fait quelques 30% de ses missions et aimerait en faire davantage. Un tropisme qu’il traduit dans les faits en apprenant l’arabe. Et en écrivant dans cette langue le nom de son métier : consultant, tout simplement.

 

 

 

Faire l’interview de Dominique, c’est comme embarquer pour un voyage, embarquer sur un bateau et naviguer entre des personnages. À la question « Qui es-tu ? », il répond qu’il n’en sait rien. Peut-être parce que le temps d’y réfléchir, il est déjà ailleurs, tout en mouvement, vers un autre personnage, vers un autre rivage.
 
Il y a une urgence, dans la voix d’abord, qui déroule vite, vite, un discours qui se trame au fur et à mesure, comme une navette qui court sur le métier à tisser. Le métier, son terrain de prédilection, fait à la fois, ainsi qu’il le nomme, de mystère et de ministère, un geste en train de se faire qu’on ne saurait expliquer sans le dénaturer, sans cesse changeant, sans cesse se cherchant. Avec cette urgence, peut-être, que le temps va manquer pour constituer le chef d’œuvre. Lequel, Dominique n’en sait rien, évidemment, à moins que ce ne soit simplement vivre et apprendre à vivre du début à la fin, une vie comme un chef d’œuvre. « Une lente initiation qui ne mène nulle part », dit-il, usant d’une de ces formules qui vous laisse un peu pantois, un peu arrêté tandis que lui continue sa route, avec une tranquillité pressée, grand voyageur qui court les routes du monde accompagné de sa femme, dans la vie et au travail, avec qui il a eu deux filles. J’aime bien avoir des filles, dit-il et sans doute aurait-il bien aimé avoir des garçons. On sent que ce grand gaillard aime la vie, tout simplement et que, conclut-il, aller bien lui va bien.

 

 

 

Un certain sentiment d’anachronisme ; d’être né dans un siècle qui n’est pas le sien. Voilà par quoi Claude démarre notre entretien. Le siècle des Lumières lui aurait sans doute mieux convenu, à cause de l’humanisme. Peut-être aussi un certain esprit encyclopédiste chez ce touche-à-tout qui dit aimer les idées – au point de jouir de leur contemplation – mais aussi l’action, mais aussi l’expérience, mais aussi aider et transmettre. 
 
Touche-à-tout partout pour ce natif de Lyon qui a vécu en Suède, à Nice, aux Etats-Unis, à Paris bien sûr, au Maroc, en Ardèche… Il a été coureur d’Enduro – 4 fois la mythique course du Touquet – marathonien, davantage porté maintenant sur la ballade en montagne, 4 enfants et 5 langues parlées, comme autant de découvertes inattendues chez cet homme à la fois présent, drôle et discret. Il dit s’intéresser à la « chose commerciale », pour laquelle il œuvre depuis 7 ans en indépendant. Gageons que c’est surtout un prétexte pour s’intéresser à autrui, au point aujourd’hui d’envisager des études dans le champ de la psychologie. Diderot n’est pas mort, Claude Bardy vit encore.
 

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