Cette  contribution  est  le  produit  de  l’activité  de  l’association  des  anciens  élèves  de  l’école  polytechnique (AX) et en particulier des groupes X-­Sursaut, XMP-Consult, X-Sciences de l’Homme et de la Société. L’AX est en effet très active, notamment au travers de ses groupes professionnels et thématiques.  En  plus  de  ceux  cités  plus  haut,  on  peut  aussi  mentionner  en  particulier  X-­Démographie, X-­recherche, X-­Startup, XMP-­Entrepreneur,… qui organisent régulièrement débats et réflexions sur de grands enjeux de société. 

Préambule : contexte et enjeux 
La  transition  numérique  est  une  transformation  très  profonde  de  l’ensemble  des  modes  de  production,  de  travail,  d’organisation  et  de  gouvernance,  qui  se  déploie  depuis  et  sur  plusieurs décennies. Cette transformation profonde n’est pas seulement source d’opportunités et de risques sur un horizon stratégique : elle est un enjeu vital pour la nation car elle est disruptive pour l’État lui-­?même.  Une  prise  de  conscience  est  nécessaire  sur  la  profondeur  des  enjeux  pour  la  nation  et  l’État, et sur la nécessité d’une vision. 

 

Les  technologies  du  numérique  introduisent  des  bouleversements  majeurs  dans  les  modèles  économiques  de  l’ensemble  des  secteurs :  désintermédiation  de  la  chaîne  de  valeur,  notamment avec  la  possibilité  de  distribution  directe  des  produits  par  vente  sur  Internet  ou  sur  mobile,  consolidation  accélérée  des  acteurs,  personnalisation  des  produits,  développement  de  nouveaux modèles  économiques  collaboratifs,  décloisonnement  des  secteurs.  Il  s’agit  d’un  puissant  levier  de  modernisation des structures économiques de notre pays, largement soutenu par nos concitoyens. En  effet,  le  numérique  permet  à  de  nouveaux  entrants  de  concurrencer  violemment  les  acteurs  établis à partir de nouveaux modèles métiers et d’affaires sur les offres proposées et sur les prix. Ce mouvement  s’accélère :  80%  des  données  mondiales  ont  été  créées  lors  des  24  derniers  mois,  on  compte déjà 13 milliards d’objets connectés et on en comptera 50 milliards en 2020. 

La  transition  numérique  modifie  en  profondeur  le  paysage  productif  mondial.  Dans  une  logique  d’insertion  dans  l’économie  mondiale,  chaque  pays  est  amené  à  construire  une  vision  et  une stratégie  fondée  sur  un  positionnement  différentiant  à  l’échelle  des  nations4,  qui  valorise  sa  singularité,  et  fournit  ainsi  un  avantage  compétitif  durable  vis-­?à-­?vis  des  autres  nations.    L’atout  le plus  profond  et  le  plus  différentiant  est  la  culture.  Les  responsables  d’entreprises  numériques  indiquent  par  exemple  que  les  ingénieurs  français  restent  attachés  à  leur  entreprise,  dans  les victoires  comme  les  défaites,  et  sont  prêts  à  y  consacrer  beaucoup  d'énergie  et  de  temps,  contrairement à la réputation qu'ils peuvent avoir de par le monde. 

La transformation numérique est disruptive et elle est d’une grande violence (effondrement brutal de  secteur  entier,  fin  de  situation  de  rente,  constitution  de  nouveau  monopole,  dumping,  évasion fiscale,…).  L’État  est  le  seul  à  pouvoir  jouer  le  rôle  majeur  de  régulation  et  d’accompagnement  de  cette transformation 

Synthèse des axes de cadrage du numérique 

L’État est appelé dans ce contexte à : 

  1. Développer  et  maintenir  une  vision  et  une  stratégie  productive  française  dans  le  paysage productif mondial émergent, afin d’orchestrer de façon cohérente les efforts de la nation et de garantir un
  2. Encourager la digitalisation du système productif traditionnel, afin de conserver nos savoir-­?faire
  3. Promouvoir  l’intégration  du  cycle  complet  des  produits,  afin  d’intégrer  l’écologique  dans l’économique
  4. Catalyser l’avènement des nouveaux modèles métiers dans tous les secteurs, afin de réduire la durée de la transition et de bénéficier de la prime au premier entrant
  5. Assurer  le  bout  en  bout  de  l’émergence  des  nouveaux  secteurs  productifs,  afin  que l’ensemble de la nation bénéficie en aval des investissements en amont
  6. Réguler les nouveaux éco-­?systèmes en assumant son rôle d’orchestrateur de l’activité, afin d’être garant du bien commun
  7. Moderniser l’administration publique, afin de soutenir l’activité des citoyens
  8. Maintenir et renforcer les conditions nécessaires au développement du bien commun, de la démocratie, de l’éthique et de la citoyenneté
  9. Contribuer à faire émerger une Europe du numérique

1- Développer et maintenir une vision et une stratégie française dans le paysage productif mondial émergent garante d’un avantage compétitif durable

La  France  a  les  moyens  intellectuels,  financiers  et  industriels  pour  être  leader  mondial  sur  les  segments de marché qu’elle choisira. La France dispose d’outils directs pour sa politique industrielle (pôles  de  compétitivité,  BPI  France,  Conseil  national  de  l’industrie,  Investissements  d’Avenir,  Programme  « Nouvelle  France  Industrielle »,  écoles  de  formation,  R&D,  Crédit  Impôt  Recherche…) qui sont déjà et peuvent être encore davantage mobilisés pour soutenir l’émergence des nouvelles filières. Elle dispose aussi et surtout d’outils indirects (fonds d’investissement, incubateurs, fiscalité, commande publique…). Il s’agit de faire irriguer les initiatives tels que les « 9 Solutions industrielles pour  9  marchés  prioritaires »    dans  l’ensemble  de  l’économie  (enseignement,  formation  continue,  soutien des acteurs institutionnels au développement des entreprises, …). L’École Polytechnique est en pointe dans la formation, la recherche et l’innovation sur certains de ces secteurs notamment les « data  sciences »  et  les  objets  connectés5.  Une  accélération  du  développement  de  la  formation,  la  recherche et l’innovation  dans les secteurs de demain aurait à coup sûr des effets très positifs sur le potentiel de croissance de la France à court et moyen termes.  

La  France  doit  maintenant  se  doter  des  moyens  de  développer  et  de  maintenir  une  vision,  une  stratégie,  et  de  piloter  dans  ce  cadre  son  programme  productif  cohérent  à  long  terme.  Il  s’agit notamment  de  faire  un  choix  conscient  des  secteurs  jugés  les  plus  porteurs  et  les  plus  vitaux au  regard des atouts et des intérêts français. 

Une telle vision et stratégie doit maintenir une intelligence des domaines scientifiques (Robotique, nanotechnologie,  biotechnologie,  Intelligence  artificielle,  ingénierie  des  connaissances,…),  des  domaines  technologiques  (Technologies,  Objets  connectés,  Véhicules  sans  conducteur,  Drones, Imprimantes 3D, Etc.) et les secteurs marchés (santé, transport,…) jugés stratégiques pour l’État. 

2- Encourager la digitalisation du système productif traditionnel

L’Etat doit : 

  • S’assurer  que  les  entreprises  dont  il  est  actionnaire  soient  d'une  efficacité  exemplaire  en utilisant les leviers que lui donne son rôle réglementaire et son rôle d'acheteur.
  • Faciliter la transition vers des modèles d’affaire plus performants
  • Favoriser  une  meilleure  utilisation  des  données  et  améliorer  la  culture  numérique  des employés  dans  les  nouvelles  entreprises  mais  également  et  surtout  les  entreprises existantes.
  • Favoriser  le  mode  projet,  repenser  le  management  (notamment  éviter  la  rétention d’information) et éviter les silos dans les entreprises. Le numérique engendre en effet une transformation  profonde  des  entreprises  et  implique  des  défis  pour  elles  notamment recruter et conserver les talents.
  • Contribuer  à  repenser  les  choix  d’investissements  dans  les  entreprises  car  l’estimation  du retour sur un investissement numérique est parfois minimisé (il est donc refusé) alors qu’il en va de la survie des entreprises.

3- Promouvoir  l’intégration  du  cycle  complet  des  produits,  afin  d’intégrer l’écologique dans l’économique

L’Etat doit :

  • promouvoir  les  apports  de  l'informatisation  à  la qualité  des  produits dans  une  logique  éco-­?systémique de prise en compte et d’intégration du cycle de vie complet: services, traçabilité, maintenance, recyclage en fin de durée de vie.
  • promouvoir  les  nouvelles  formes  de consommations locatives qui incitent les entreprises à maximiser la durée de vie, la qualité des produits et de la relation à l’utilisateur plutôt qu’à instaurer l’obsolescence programmée et un comportement prédateur.
  • Montrer l’exemple en étant transparent sur certains indicateurs de son activité, par exemple sa consommation énergétique et son bilan carbone.

4- Catalyser l’avènement des nouveaux modèles métiers, afin de réduire la durée de la transition et de bénéficier de la prime au premier entrant 

  • Soutenir  l’émergence  de  modèle  métier  nouveau  qui  tire  parti  du  numérique  dans  chaque secteur économique (transport, santé, énergie, agriculture, droit, assurance,…)
  • Éliminer les barrières des modèles traditionnels qui instaurent des situations de rente sans valeur  ajoutée  pour  l’utilisateur  et  catalyser  l’avènement  des  nouveaux  modèles,  en s’assurant qu’ils bénéficient au bien commun.
  • Éviter  que  la  transition  ne  soit  ralentie  par  des  barrières  à  l’entrée  de  nature  notamment juridique  héritée  du  passé,  qui  tendent  à  pérenniser  une  situation  de  domination  d’un modèle d’affaire dépassé.
  • Ajuster le droit du travail pour permettre les « smart jobs » que le numérique permet (mise en  relation  de  l’offre  et  de  la  demande  de  travail  par  des  plates-­?formes  desintermédiés, possibilité de travail à domicile, contrat flexible en termes de durée et d’employeurs, …)

5- Assurer le bout en bout de l’émergence des nouveaux secteurs productifs 

L’Etat joue un rôle majeur dans l’émergence des filières, à condition de soutenir l’ensemble du cycle de bout en bout. L’Etat est appelé à : 

  • Fournir  un  environnement  intégré,  fertile,  qui  soutient  l’émergence  jusqu’à  ce  qu’elle parvienne au niveau de compétitivité mondial requis pour se maintenir seul.
  • Accélérer le développement de la formation, de la recherche et l’innovation dans les secteurs de demain, mais aussi et surtout la transformation de ces innovations en projet d’entreprise, puis en entreprise.
  • Favoriser  les  modes  de  financement  innovants  permettant  l’émergence  des  nouveaux secteurs et des nouveaux champions. Le capital-­?investissement en France ne représente que 0,24 % du PIB, soit à peu près la moyenne européenne (0,28 %), alors qu'il s'élève à 1,42 %en  Israël  et  2,3  %  aux  États-­?Unis.  Au  dela  du  développement  du  capital  investissement,  la culture du risque pourrait aussi être renforcée dans les FCPI et dans les entités publiques et semi-­?publiques finançant l’innovation.

6- Réguler  les  nouveaux  éco-­?systèmes  en  assumant  son  rôle  d’orchestrateur  de l’activité, afin d’être garant du bien commun

L'Etat régulateur doit :

  • Assumer  le  rôle  qu’il  peut  seul  jouer  de  puissance  qui  structure  le  jeu  des  acteurs  dans l’environnement qui émerge avec le numérique. Cet environnement structurellement risqué à tous les niveaux d’échelle a besoin de cette régulation d’un nouveau genre.
  • Soutenir  l’intelligence  et  la  compréhension  fine  de  l’impact  multi-­?dimensionnel  et  multi-­?échelle  des  transformations  numériques  sur  les  modèles  métiers  traditionnels  de  chaque secteur économique
  • Instaurer  de  façon  pragmatique  et  progressive  les  régulations  appropriées  dans  chaque secteur émergent. En effet, cette réglementation ne doit pas jouer au plus fin et réguler  a priori plutôt qu'a posteriori. Il ne s'agit pas d'anticiper le marché, ce qui a un effet inhibiteur sur  la  croissance,  mais  de  favoriser  l'innovation  et  l'émergence  d'acteurs,  et  de  s'assurer après coup du bon fonctionnement d'ensemble.
  • Prendre  en  charge  directement  ou  indirectement  l’orchestration  et  la  régulation  de  la compétition-­?coopération  entre  les  parties  prenantes  de  tous  les  écosystèmes  à  tous  les niveaux d’échelle. Cela comprend notamment :
    • La régulation entre les entreprises dominantes et l’écosystème de fournisseurs
    • La régulation entre les plateformes émergentes et les anciennes.
    • L’État doit mettre en place les conditions qui permettent à ces grandes entreprises de jouer en délégation ce rôle, et d’interdire les pratiques de prédation destructrices à long terme des écosystèmes.
  • Se  doter  des  moyens  d’orchestrer  et  de  réguler  le  nouveau  jeu  de  acteurs  induit  par  les plateformes  numériques  émergentes,  qui  proposent  des  modèles  d’affaire  nouveaux structurellement  plus  performants  que  les  modèles  d’affaire  en  vigueur  dans  les  secteurs métiers traditionnels (musique, taxi, hôtel,…).
  • Fournir  au  pouvoir  judiciaire  et  aux  services  de  sécurité  et  de  sureté  les  moyens  qui  lui permettront  de  contenir  les dangers  qu'apporte  l'informatisation :  cybercriminalité, blanchiment  informatisé,  excès  de  l'automatisation,  défaut  de  sécurité  et  de  fiabilité, espionnage,  manipulation  financière,  échappement  fiscal,  fragilité  des  infrastructures notamment des data centers,…

Tous  les  secteurs  sont  appelés  à  une  transformation  profonde  et  donc  à  une  modernisation  de  la  régulation pour favoriser l’innovation tout en évitant la concurrence déloyale : transport (ex. Uber), streaming, logistique dans la distribution, Big data, hôtellerie (ex. Air BNB, booking.com), … 

L’Etat  pourrait  étendre  et  renforcer  les  pouvoirs  des  instances  de  régulation  actuelle  (par  exemple  l’ARCEP)  pour leur permettre de mieux réguler les secteurs en pleine transition numérique, et faire face au fil de l’eau aux thèmes de régulation à traiter. A titre d’exemple : régulation des points-­?relais (de  nombreux  magasins  jouent  le  rôle  de  « points-­?relais »  pour  réceptionner  et  stocker  les  colis  du  commerce  en  ligne,  en  échange  d’une  très  faible  rémunération.  Les  coûts  de  stockage  peuvent s’avérer  bien  supérieurs  au  bénéfice  retiré,  ce  qui  introduit  à  la  fois  une  fragilité  du  système  de  distribution et des difficultés pour les entreprises.), régulation des « Ventes privées » (la pratique des « ventes privées » permet de contourner la règlementation actuelle sur les soldes. Si elle répond à une attente  forte  des  clients,  elle  induit  également  une  pression  à  la  baisse  sur  les  prix,  fragilisant  les  filières productrices.), régulation des frais de port (certaines entreprises proposent des frais de port minorés en-­?dessous en coût de revient, induisant une concurrence potentiellement déloyale) 

7- Moderniser l’administration publique par le numérique

 L'Etat  et  l’administration  publique,  entrepreneur  des grands  systèmes  de  la  nation (systèmes  éducatif, de santé, judiciaire, de défense, législatif,…), doit : 

  • devenir un environnement qui catalyse l’activité nationale au lieu de peser sur elle.
  • inciter les institutions concernées à s'informatiser efficacement en profondeur.
    • pousser les institutions à renoncer à des habitudes obsolètes
    • reconcevoir la conception que les institutions ont de leur métier à l’aune des nouvelles technologies
    • promouvoir  et  orchestrer  de  façon  systématique,  pour  chacune  de  ses  fonctions régaliennes,  et  de  façon  transversale  et  intégratrice,  l’émergence  d’une  vision  et  d’un nouveau modèle de l’Etat et de ses fonctions.
    • placer le numérique au coeur des politiques publiques. Le risque d’avoir un responsable au numérique dans une entreprise publique ou une administration est de marginaliser le problème et d'empêcher la véritable transformation des pratiques.

Plus concrètement : de nombreux chantiers (dématérialisation de la feuille d’impôts, mise en ligne des données statistiques de l’INSEE, etc.) ont mobilisé et dynamisé les administrations, et en ont donné une image plus jeune et abordable auprès des citoyens. Le mouvement doit se poursuivre avec à tire d’exemple :  la  mise  en  œuvre  des  techniques  de  facilitation,  au  niveau  méthodologique  et  informatique, pour raccourcir le cycle et élargir l’assiette d’écoute et de dialogue avec les citoyens ; le déploiement  de  l’Open  data pour  la  mise  en  ligne  service  des  données  publiques  qui  est  une  clé  majeure  pour  la  construction  d’un  environnement  numérique  fertile  (application  de  suivi  de  la pollution, géolocalisation,…) ; le déploiement de la relation aux citoyens avec des applications mobiles centrés  sur  la  relation  au  citoyen,  permettant  de  diffuser  des  informations,  d’échanger  avec  les  citoyens et de proposer divers services dématérialisés. 

8- Maintenir  et  renforcer  les  conditions  nécessaires  au  développement  du  bien commun, de la démocratie, de l’éthique et de la citoyenneté

L’Etat vigie et protecteur du citoyen doit : 

  • Instaurer et promouvoir le développement d’une culture civique et éthique qui ne saurait se réduire à un renforcement de forces de polices spécialisées ou à de nouvelles régulations.  La prise  de  conscience  du  politique  et  du  citoyen,  est  nécessaire  pour  établir  les  régulations nécessaires, au bon niveau d’échelle.
  • Se doter des moyens de réguler et de lutter contre la mise en œuvre de moyens d’influence à grande échelle du désir et de la pensée des citoyens par des intérêts privés.
  • Se  doter  des  moyens  de  développer  et  de  promouvoir  l’aptitude  de  ces  citoyens  à s’affranchir des techniques de manipulation et à exercer une pensée critique.
  • Instaurer une information et un contrôle civique et éthique des orientations et de l’utilisation de la production scientifique, qui doit être piloté par le service du bien commun.
  • Orchestrer le développement d’un projet de société voire de civilisation, qui doit sous-­?tendre tout projet de loi.

L’Etat acteur du bien commun, doit : 

  • Mettre  en  place  l’organisation,  les  outils  et  les  méthodes  permise  par  le  numérique  pour orchestrer  le  débat  citoyen  et  tirer  parti  de  la  sagesse  des  foules  sur  tous  les  thèmes concernant le bien commun. L’Etat peut envisager d’orchestrer la production par la société civile d’un ensemble de contenu qu’il devait jusque-­?là produire lui-­?même.
  • S’assurer  du  développement  de  plateformes  métiers  nationales  lorsqu’elles  sont  jugées régaliennes  ou  stratégiquement  vitale  (gestion  métier  de  l’eau,  de  l’électricité,  des transports, des télécommunications, moteurs de recherche, …)

9- Contribuer à faire émerger une Europe du numérique 

Alors que le secteur numérique représente 10% du PIB en Corée du Sud et presque autant en Chine, il  plafonne  à  moitié  moins  en  France.  Le  constat  concerne  en  réalité  toute  l'Europe,  le  déficit  de  géants du numérique est européen avant d'être français.  L'Europe s'illustre dans les équipements et les  opérateurs  télécom,  mais  reste  bien  en  retrait  sur  les  services  Internet  car  les  acteurs  ne  disposent  pas  d’un  marché  domestiques  suffisants  pour  amortir  leurs  premiers  investissements  et ensuite conquérir le monde. Cette fragmentation conduit à un trop grands nombre d’acteurs comme indiqué  par  le  nombre  d'opérateurs  de  télécommunication  :  120  en  Europe,  contre  4  acteurs  principaux aux Etats-­?Unis et 3 en Chine. Dans ce contexte l’État doit : 

  • Contribuer  à  développer  l’Europe  du  numérique  qui  permettrait  de  créer  d’énormes économies d’échelle appelées de leurs vœux par les acteurs du secteur, et pourrait aider à faire émerger des acteurs européens à visée mondiale.

 

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